de Jeanmi » Sam Fév 18, 2012 9:51 am
Oui, normal, l'avocat adverse essaye de "la faire à l'envers"...
Votre dossier est parfaitement clair, et il faut que votre avocat reprenne point par point les arguments de son confrère.
1/ concernant le vice caché : il faut quand même rappellé que l'origine de la panne provient d'un turbo compresseur qualifié d'échange standard, acheté par le vendeur comme le confirme la facture fournie, apparemment monté par ses soins, sans recherche de l'origine de la première panne.
Il n'est pas possible de dater précisement le montage du turbo; le CT a très bien pu être effectué avant l'intervention; par ailleur, le contrôle technique n'intervient pas pour un quelconque contrôle de cet élément du moteur.
En plus, et c'est quand même LE point capitial, la panne survient après seulement quelques Kms effectués, le jour même de la vente !!!
On peut donc retenir que le probléme était bien existant ou sur le point d'apparaître à la vente, que vous n'avez pas été informé de cette défaillance, bien au contraire.
Le fait d'avoir indiqué que le turbo avait été changé était plutôt rassurant et ne constitue pas du tout une information douteuse sur un éventuel problème existant sur le véhicule qui es bien devenu impropre à l'usage...; donc le vice caché est bie acquis !
2/ concernant l'expertise, votre expert a régulièrement convoqué le vendeur à deux reprises; il est d'ailleurs facile deprouver la régularité de l'expertise menée enn produisant copie des courriers, des accusés réception ou des courriers renvoyés NAPI ou non réclamés.
A partir du moment ou la procédure est respectée (courriers RAR et délai de 21 jours), la convocation est régulière et l'expertise réputée être contradictoire.
En plus, elle l'était bien puisque le "vendeur" était représenté à la seconde par son expert, qui a conclu également au vice caché compte tenu du très court délai entre la vente et la panne.
3/ concernant la qualité du vendeur, il e faut surtout pas dire qu'il est professionnel, donc tenu à une garantie...N'importe quel particulier qui vend une auto assume de toute façon la seule garantie légale qui s'applique à tous, c'est à dire celle des vices cachés !
MAIS, dans votre cas, si le vendeur est un mécanicien, qu'il achète un turbo compresseur échange standard qu'il monte lui même (et ce n'est pas une petite intervention facile comme une vidange), sans rechercher l'origine de la panne initiale, ni sans respecter la procédure du constructeur qui prévoit ce type d'intervention (contrôle de l'échangeur air, vidange et nettoyage si nécessaire,...), il peut-être "assimilé" par un tribunal comme un professionnel de l'automobile...
Il ne faut donc surtout pas dire qu'il est professionnel (qui fait l'objet d'une défintion précise), mais soumettre l'idée qu'il pourrait être assimilé à un professionnel de par sa profession (si mécanicien) ou par le déroulement des faits (achat d'un turbo, échange par lui même,...).
4/ dernier point capital : je ne sais pas si votre avocat a eu en main le rapport de l'expert adverse, représentant le vendeur... Vous aviez indiqué à un moment que cet expert confirmait l'avis de votre expert en validant le vice caché.
C'est quand même un élément capital que votre avocat doit mettre en avant dans ses conclusions pour ses dires, et surtout pour éviter une expertise judiciaire (que vous devrez avancer) puisque les deux experts sont d'accords...
Mais je pense qu'il ne faut pas parler d'expertise judiciaire, juste faire valoir l'accord des deux experts sur le vice caché...
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