Voilà, j'envisage d'entamer une procédure à l'encontre de mon garagiste, et parallèlement de son assurance, concernant plusieurs interventions sur mon véhicule.
Avant d'évoquer tout le déroulement de l'histoire, les informations préalables :
- Le garagiste en question est quelqu'un que je connais bien.
- Le véhicule en question est un véhicule de 1992, Mercedes 600 SL ( hard-top / cabrio ).
Pour le déroulement :
- Le 12/11/2009, le véhicule fait l'objet d'un changement de batterie ( là, rien d'anormal à priori ), c'est plus tard que commencent les "ennuis".
- Connaissant un problème de démarreur ( celui-ci était HS manifestement ), celui-ci a fait l'objet d'un changement le 15/04/2011 : coût de l'opération 1 500 € TTC payés - kilométrage du véhicule à ce moment : 85 000 kms.
- Je reprends donc le véhicule : au démarrage, je perçois un bruit ( un peu comme une vitesse que l'on tente de passer sans embrayer, mais très bref et bien moins bruyant néanmoins )à chaque fin de tour de clé. ceci étant, je ne m'en inquiète pas plus que cela puisque le démarreur est neuf et que le remontage doit avoir été fait comme il convient. Je roule donc un peu moins d' un an comme cela.
- Entretemps, un voyant ASR commence à s'allumer, en quasi permanence, et la boîte de vitesses ( automatique ) commence à faire des "à-coups" à chaque passage.
- Trouvant cela anormal bien entendu, je décide de la ramener chez mon garagiste ( courant du premier trimestre 2012 ). Celui-ci procède à une vidange de la boîte de vitesses. Problème non résolu, voyant ASR toujours allumé et à-coups.
- Ne désirant pas aggraver les problèmes bien entendu, je ne veux plus rouler avec et lui laisse le véhicule. L'hypothèse d'une détérioration de la boîte de vitesse est envisagée.
- Entretemps, je me renseigne d'une entreprise de la région bordelaise spécialisée dans la rénovation des boîtes de vitesses automatiques en particulier ( entreprise ayant pignon sur rue et effectuant couramment ce genre d'interventions sur des Bentleys, Aston Martin et autres véhicules haut-de-gamme ).
- La boîte est donc démontée par mon garagiste, puis expédiée dans cette entreprise.
- La rénovation étant faite ( 1 800 € TTC ), celle-ci revient par palette et est livrée chez mon garagiste pour le remontage. Je précise à ce stade que l'entreprise ayant procédé à la rénovation de la boîte avait également joint une notice technique très précise de remontage ( ce type de véhicule n'étant pas courant, une démarche particulière est à respecter, que mon garagiste assure avoir respectée ).
- Après un difficile remontage de la boîte, les problèmes persistent, les essais sont faits par mon garagiste, les rapports passent toujours par à-coups violents,la voyant ASR reste allumé . Je ne reprends donc pas le véhicule bien entendu.
- Du fait que la boîte vient d'être refaite, mon garagiste envisage alors un diagnostic valise chez le concessionnaire Mercedes ( il n'a pas le matériel nécessaire pour ce type de voiture, à sa décharge, ce matériel est très rare et très cher ). Avec mon accord, il me dit donc qu'il va emmener la voiture sur plateau pour faire ce diagnostic. Quelques mois passent encore ( eh oui, je dois m'armer de patience en raison de son planning très chargé ( ou absence d'organisation, cela ne me regarde pas après tout ), le diagnostic est soit-disant réalisé et il s'agirait alors d'un capteur d'assiette situé à l'arrière droit du véhicule. Celui-ci sera donc changé. Mais cela ne résout absolument rien malheureusement.
- Le 25/04/2013, une facture de 1 400 € TTC est établie, reprenant les diverses interventions de démontage de la boîte, remontage de la boîte et changement de capteur. Pour le détail, je constate la facturation, entre autres, d'une nouvelle batterie ( à peine plus de 4 ans avant la précédente, était-ce normal...). Le véhicule, comme dit plus haut, a toujours les mêmes problèmes.
- Sur cette longue période d'immobilisation "forcée", le véhicule est stocké sans précautions particulières ( pas de bâches, capot ouvert, je me souviens même d'une fois y être allé ( une fois parmi tant d'autres ) et avoir vu des outils et produits divers posés sur le capot ) parmi les autres véhicules en cours de réparations.
- A ce stade, point "esthétique" s'il en est, j'avais également confié à mon garagiste la réparation de mon pare-chocs avant que j'avais un peu abîmé par le dessous en me garant à cause d'un trottoir. Celui-ci décide de confier cette réparation à un "sous-traitant" qui, pour résumer, m'a massacré le pare-choc ( il est à l'heure d'aujourd'hui en deux morceaux, rattachés l'un à l'autre par une par une plaque de métal et quelques boulons ).
- Bien que je connaisse le garagiste et que nous ayions de très bon rapports, je finis donc par perdre patience et décide de sortir le véhicule de chez lui afin de m'adresser à un autre professionnel. Je ne règle pas sa dernière facture en guise de contestation.
- Le jour où je vais donc récupérer mon véhicule, le pare-chocs ( tout du moins ce qu'il en reste ) est fixé très sommairement à la carrosserie et mon garagiste me met en garde : ne pas rouler trop vite car il est possible qu'il se détache...
- Je démarre le véhicule et repars : impossible de rouler vite de toute façon : la voiture ne roule plus que sur un rapport ( un peu à l'image d'une voiture qui roulerais en permanence en troisième ), il faut un temps infini à ce qu'elle prenne de la vitesse, impossible de monter la moindre route à peine pentue, et une fumée épaisse et blanche sort de l'échappement.
- N'étant pas un procédurier, je me tais, ne dis rien à mon garagiste, je récupère mon "épave" et celle-ci est emmenée chez un autre professionnel.
Un constat simplement visuel aboutit sur le fait que circuit électrique du véhicule est partiellement ( ou totalement ) brûlé.
Techniquement, le démarreur pourrait être à l'origine de cela ( pièce défectueuse ).
Chez celui-ci, en matière de devis de remise en état, le verdict est immédiat : il ne touchera pas au véhicule en raison de la technicité des interventions sur ce genre de véhicule et des opérations hasardeuses qui ont déjà été faites dessus ( je dispose d'un courrier de sa part précisant cela ).
Comme il a de la place dans son garage, il accepte néanmoins de l'entreposer chez lui ( je suis en ville et n'ai pas de lieu d'entreposage ).
- Cela fait presque un an que mon véhicule est donc sous bâche ( par contre à bien à l'abri chez lui ) et que je ne me décidais pas à entamer de procédure ( je déteste les conflits ). Entretemps, je me suis quand même renseigné des coûts éventuels de remise en état total, cela devient totalement inabordable ( possiblement au delà de 20 000 € ).
- Désireux quand même de récupérer mon véhicule en état de marche, comme il était censé l'être après ces multiples interventions, je me suis donc décidé à envisager la possibilité d'une procédure amiable ( judiciaire si besoin ) à son encontre ainsi que celle, collatéralement, de son assureur.
J'ai donc fait cette semaine un premier courrier à l'intention de mon garagiste, en LRAR avec copie jointe à son assureur, en relatant tout l'historique ci-dessus et sollicitant de sa part qu'il puisse, le cas échéant, engager sa responsabilité professionnelle ( obligation de résultat ), pour laquelle il est assuré, dans le cadre d'une procédure amiable.
- La première intervention datant d'Avril 2011, je ne pense pas être sous le coup d'une prescription ( elle doit être quinquennale en principe ). Ceci étant, comme j'ai vu, sur le site, sur un post titré "Procédure en Référé Refusée", je ne voudrais pas faire les choses à l'aveugle et avoir des avis sur les deux points suivants :
- Une action est-elle possible dans mon cas à l'encontre de ce garagiste et de son assureur ?
- Si oui, et afin de faire les choses comme il convient, comment procéder ( suite à ce premier courrier "amiable" ).
Pour conclure, je dirais que, en l'espèce, je lui faisais confiance, j'ai espéré en vain et je n'ai pas voulu lui faire d'ennuis, mais à aujourd'hui, je vois pas d'autre issue afin de récupérer mon véhicule en état.
Merci par avance pour les réponses qui suivront.
Cordialement.
Kalliste.